Nous n'intervenons pas sur le management en général. Notre périmètre est
circonscrit : une équipe dont les membres ne se trouvent pas au même endroit
au même moment, ou dont une partie du travail est confiée à un prestataire
extérieur. Cela peut être une PME de quatre-vingts personnes dont le
atelier de production est à Saint-Étienne, une entreprise de services
amputée d'un plateau technique entièrement externalisé, ou une direction
qui a généralisé le télétravail sans jamais réécrire ses règles.
Nos clients sont des PME françaises, majoritairement de 20 à 250 salariés.
Cette taille n'est pas un choix commercial : c'est celle à laquelle le
problème se pose avec le plus d'acidité. En dessous, la direction connaît
généralement chaque poste de travail ; au-dessus, une équipe de ressources
humaines structurée prend en charge le sujet avant qu'il ne devienne une
difficulté. Entre les deux, tout se joue sur la qualité de l'organisation
du travail, et l'on trouve très peu d'appuis internes.
Notre conviction est simple : la distance est un problème d'organisation,
pas de volonté. Le management à distance échoue rarement par manque
d'engagement des équipes. Il échoue parce que l'entreprise continue de
piloter par la présence alors que ses conditions de travail ont changé, et
parce que personne n'a écrit les règles nouvelles. Ce que nous faisons
consiste à écrire ces règles, à installer les rituels qui les portent, et à
en mesurer l'effet.